Quand la créativité devient un outil de bien-être
Cette approche douce et ludique utilise la création artistique, le dessin et la peinture dans mon cas, comme outil pour apaiser les émotions envahissantes et améliorer le confort de vie.
Pas besoin de talent artistique, ici, l’important n’est pas de faire “beau” ou de maîtriser une technique mais de soulager ce qui est en souffrance et de favoriser l’épanouissement personnel.
Dans un cadre sécurisant, bienveillant et sans jugement, on peut exprimer ce qui nous habite. En laissant parler les couleurs et les formes, on libère les tensions, on clarifie ses pensées et on retrouve un espace intérieur plus serein.
Sourires spontanés, souffle plus calme, regain d’énergie, envie d’oser.
Depuis toujours, le dessin est mon refuge. Petite, je pouvais passer des après-midis entières à peindre ou modeler, ma grand-mère assise à mes côtés. Ces moments suspendus dans ma bulle étaient ma façon de respirer, d’exister.
Mais au fil des années et des responsabilités d’adulte, je me suis éloignée de cette part de moi. Je pensais qu’il fallait “avoir du temps” pour créer, et que j’avais toujours des choses plus importantes à faire.
En parallèle, je souffrais, me sentant rejetée et incomprise. On me demandait de m’adapter, de faire comme si… mais je n’en étais pas capable. Ce monde me semblait injuste, incohérent et toxique.
À 37 ans, je me lance comme indépendante. Je me cherche, je me perds, j’explore, je travaille sur moi. Je rencontre des personnes qui me ressemblent. Je découvre qu’il existe d’autres façons de vivre que celle qu’on m’a présentée comme la seule valable.
A 43 ans, un bilan neuropsychologique met des mots : je suis HPI, probablement TDA. Il n’est alors plus question de “me corriger” ou de “faire un effort”mais d’adapter mon environnement et mon organisation, pour enfin respecter qui je suis.
C’est là que l’art-thérapie a pris tout son sens. Malgré les regards sceptiques de mon entourage, j’ai choisi d’assumer cette voie, parce qu’elle me nourrit profondément.
Aujourd’hui, le dessin et la peinture sont bien plus qu’une passion : ce sont des alliés. Chaque fois que je crée, je me sens suspendue dans un espace qui m’apaise, qui m’ancre et qui me libère. Plus j’expérimente, plus je lâche prise sur les attentes des autres et de la société.
Et c’est ce chemin-là que j’ai envie de partager : offrir aux autres atypiques, sensibles et épuisés, un espace pour se retrouver, s’apaiser et respirer.
Absolument pas. Ici, on oublie les notes, les jugements et la performance. C’est ton processus qui compte, pas le résultat.
Tu as le droit. Tu ne partages que ce qui est juste pour toi. Le reste peut rester dans ton carnet ou ton tableau.
Oui, bien sûr ! L’important est que tu te sentes à l’aise. Observer te permet déjà de respirer, de te reconnecter à toi-même et de découvrir le processus créatif sans pression. Avec le temps, tu seras peut-être tentée de participer, mais jamais d’obligation.